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Idanxiraële ou le Choc des Cultures 2/4

par Romaric AUBERTIN

publié dans Romaric AUBERTIN , Nouvelle , Philosophie

Image tirée de Google Images à l'URL suivante: http://4.bp.blogspot.com/-gswszUNEbTc/UUOtIiYWGlI/AAAAAAAABAg/RMwjg555aR8/s1600/IMGP3272.JPG

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Cela faisait deux semaines que les colons Aryas ne subissaient plus le moindre assaut, deux semaines que leur existence était des plus paisibles, lorsque retentirent soudainement les tonalités des alarmes répandues dans toute la ville. Tous les habitants cessèrent leur ouvrage pour rentrer chez eux s’équiper et défendre chèrement leur peau et celles de leurs proches, cette mission de routine à laquelle ils n’étaient plus astreints depuis quelques temps brisa leur monotonie quotidienne et les fit soupirer d’ennui : il était contraignant de toujours devoir lutter contre des hommes primitifs.
Se postant derrière des barricades dressées en enceinte autour de la ville, les fonctionnaires comme les appelés étaient prêts à en découdre, le doigt sur la gâchette de leur arme, parés à tirer dès la première tête aperçue. Leur Général en chef chargé de la défense du secteur était confiant : il n’avait aperçu de visu qu’un contingent de mille ennemis, l’affaire serait rapidement torchée. Les Mozukens chargèrent les fortifications Aryas qui tinrent le coup : pas un de ces glabres chevelus n’atteignit les lignes de défense, tous furent éradiqués à maximum trente mètres des premiers défenseurs. Les Aryas ne fêtèrent pas leur victoire étant donné que ce n’était qu’un grand jeu de tir au pigeon, restant deux minutes sur place, ils repartirent comme ils étaient arrivés en saluant quelques compagnons sur leur passage, lorsqu’un grondement sourd attira leur attention. Se retournant, ils contemplèrent avec stupeur le déferlement de nuées barbares filant cheveux au vent à dos de montures plus ou moins imposantes en entonnant des hymnes incompréhensibles. Le Général en était surpris, d’où provenaient ces dizaines, voire centaines de milliers de guerriers qui s’étaient amassés pour leur tendre un piège ? S’il était resté un poil plus tard dans son bureau de commandement il aurait aperçu les trop nombreuses notifications des radars qui indiquaient la présence d’un grand regroupement. Pris au dépourvu, il fit replacer ses troupes qui hélas n’étaient guère efficaces étant donné qu’elles regagnèrent leur poste qu’une quinzaine de seconde plus tard, suffisamment longtemps pour permettre aux premiers attaquants d’être au pied des enceintes de la ville. Tirant en rafales, se battant avec des armes de corps à corps forgées par les meilleurs forgerons de tout leur pays, affrontant les Mozukens dans leurs hovercrafts blindés, leurs adversaires, en dépit d’avoir pour seul véhicule des animaux ( dont certains étaient tellement imposants qu’ils pouvaient d’un coup de poing casser des murs, ou écraser des adversaires avec une seule de leur patte ), exterminèrent les défenseurs désorganisés qui furent fauchés comme du blé. Les survivants quant à eux devaient se battre en essuyant une grêle de pierres et flèches qui furent décochés avec une précision douteuse mais dont le surnombre parvenait à bout des Aryas.
Paniqués, la débandade générale prenait le dessus. Le Général tenta d’évacuer comme il le pouvait les gens ici présents, mais cette tentative se soldat par un échec : les rares convois ayant pu s’échapper à temps ayant été rattrapés par les Mozukens qui ne laissèrent en vie aucun survivant : les rares prisonniers furent sacrifiés en l’honneur d’un dieu vengeur.

Alabaran Ier, informé de la part des industries que plus rien ne tournait à cause du manque d’approvisionnement, fut troublé d’apprendre l’émergence des sauvages hors de leurs contrées. Coonam, Spira, Vasgalès, Nipké, Sucomo… Les villes proches de la frontière tombaient les unes après les autres, les Aryas périclitaient et ce malgré leurs connaissances. Leur ultime chance de survie étant de se rassembler à l’intérieur des terres autour de la Capitale, de nombreuses populations furent transitées dans des camps de réfugiés de fortune et durent tous les jours se battre avec bravoure contre les assauts répétés des Mozukens.

Après un mois d’affrontement, le siège ne s’arrêtant, le moral des Aryas étant au plus bas, les tombes se creusant sans relâche pour enterrer les tombés au combat, la situation était des plus alarmantes. Suite au manque d’approvisionnement, un grand bataillon fut envoyé par les airs en terres désormais inconnues, dans le but de ramener des cargaisons de munitions et autres ressources permettant de survivre dans l’enceinte de leur périmètre. A la tête de cette opération était le Prince Rixke, futur souverain de ce pays, plus jeune général à la tête des armées mais ô combien brillant stratège. Il s’embarqua à bord d’un transport à hélices permettant de décoller et atterrir à la verticale et d’atteindre des vitesses prodigieuses en vol, il mena ainsi à bien chacune de ses missions, devant cependant affronter les forces ennemies laissées en arrière pour garder les villes que les Mozukens contrôlaient.




"Ce texte a été déposé et est protégé en vertu de l'article L. 111-2 du Code de la propriété intellectuelle, loi du 1er juillet 1992."

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