Bon ou mauvais plan ?
Notes de l'auteur
Pour un Vendredi 13, il fallait une nouvelle marquante ! Voici donc une nouvelle fort sombre et moderne, inspirée des films d'horreur basés sur la peur du Vendredi 13. Etant glauque comme ces films, se classant en Creepypasta, je ne la saurai recommander qu'à un public avertis.
Âmes sensibles, s'abstenir !
Vendredi treize septembre deux mille treize, un rassemblement de treize qui devrait effrayer les plus superstitieux d’entre vous, et pourtant, bien que je ne crois pas à ces sornettes, je pense sincèrement que cette journée est la plus chanceuse d’entre toutes ! Pourquoi ai-je l’air si guilleret alors que tout le monde est méfiant ? Tout simplement car moi, Steven, l’un des beaux gosses du lycée, ait réussi à attirer en mon antre la reine de beauté incontestée de notre établissement, j’ai jugé : Miss Stacy !
Laissez-moi vous décrire cette bimbo dont je vous parle : toujours poupoulée comme si sa vie en dépendait, des manucures et pédicures irréprochables, de longs cheveux la seyant toute entière, toujours fringuée à la mode, à ras la moule et les nichons, non-stop sur son portable entrain d’échanger par texto avec tous les beaux mâles qui voudraient l’avoir comme petite amie. La plupart du temps, elle s’en fout vu qu’elle a ce qu’elle désire à portée de main, un coup l’un, un coup l’autre, elle en change comme de chemise et déteste par-dessus tous les tocards : être sa proie sexuelle est un honneur et fait de vous le mec le plus classe de tout le campus lycéen ! J’avouerai qu’il est salaud de penser pareillement, mais qu’importe, dans ce monde cruel, c’est donnant-donnant.
J’ai tout prévu pour la filmer, car curieusement, elle demandait à ce que notre entrevue ce soir pour des ébats torrides jusqu’au bout de la nuit soit confidentielle. Cette croqueuse d’hommes ayant pour objet de toujours s’exhiber en public au bras d’un gars qui assure, je la trouve un poil trop secrète pour une fois, m’aimerait-elle ? Pas de fausse idée Steven, il ne faut pas déraisonner et se créer de faux espoirs, elle risque de te décevoir ! Il faut que je me reprenne, que je range le bazar qu’il y a dans cette chambre, on se croirait en zone de conflits ! Il me faut également prendre une douche, enfiler des vêtements différents et plus chics qu’à l’accoutumé, prévenir mes vieux qu’elle vient grailler ce soir, me parfumer à l’eau de toilette en n’oubliant pas la dose d’anti-transpirant sous les bras, me coiffer d’une manière plus extraordinaire que d’habitude, et je serai fin prêt pour accueillir la Miss Stacy pour une nuit des plus inhabituelles. Ma cocotte, j’aurai pour fierté de te faire passer à la casserole !
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Quel repas ennuyeux, ils ne comprennent vraiment pas ces boulets qu’ils ont failli me la vexer : qu’est-ce qu’elle s’en tape de ce qu’elle veut faire plus tard et si elle pense se marier ou non ? On n’est plus à la préhistoire que je sache, bande d’has-been ! Putain, j’ai dû me retenir de ne pas casser des gueules ce soir, car quand on a l’unique chance d’obtenir une nuit avec la plus belle fille de l’univers, on n’a pas envie que des arriérés vous fassent tout perdre. J’vous jure ! Ils m’ont tapé la honte, heureusement que je m’en suis dépêtré en prétextant un « film en amoureux », et qu’ils viennent pas me sortir qu’on crie trop fort, ce serait le pompon !
Stacy est chaude, elle est déjà prête avant que je n’ai eu le temps d’enlever la moindre chaussette, bigre, elle se déshabille vite la coquine ! J’eus préféré la découvrir moi-même, bon, faute de quoi je la matte sans complexe. Elle me saute dessus et m’arrache ma veste et mon haut, ne pouvant s’empêchant de s’exclamer : -Whouaw, quel beau torse musclé mon beau brun, espérons qu’il n’y ait pas que le haut qui soit aussi dur.
Mon égo flatté par ses propos, je souris, sentant une puissance infinie monter en moi : les chevilles gonflent vite quand la plus belle meuf de toute l’histoire de l’humanité vous porte une telle réflexion. Elle m’étreint contre elle en faisant glisser d’un coup sec mon pantalon, ayant pour effet de durcir les choses.
-Je constate que tu n’en as pas que là, à première vue, j’étais inquiète. On va voir de quoi t’es capable !
La laissant persister dans son jeu où elle s’amuse à m’humilier, mon attention se relâche, et voilà qu’au moment où je désire la ploter je sens mes mains retenues par un objet métallique cylindrique. Je lève les yeux vers la tête de mon lit et constate que je suis attaché par des menottes. Bougon, je ne peux m’empêcher de lui demander :
-Eh, tu fais dans le hardcore ?
-Plutôt dans le hardgore ! Le jeu vient seulement de commencer.
Est-ce moi qui aie mal compris ou ce jeu de mot est à vous glacer l’échine ? Suant de stress, j’attends la suite des événements, lorsqu’elle me bâillonne sauvagement en m’arrachant mon caleçon : punaise, elle n’y va pas de main morte ! Elle m’aurait emporté le sexe avec, qu’est-ce qui lui prend ? Je râle ne trouvant pas ce jeu amusant, elle se contente de me répondre :
-Arrête de faire ta chochotte, tu vas attirer tout le monde ! Tu veux quand même pas que je t’assomme à moitié pour prendre mon pied en cette nuit spéciale ? Vois-tu, si y’a un truc qui me gave, c’est que dans ce monde de merde, nous, les femmes, jouons aux putes pour obtenir tout ce que nous voulons, mais ça devient lassant à force de coucher avec tous les tocards qui se croient trop top pour rester au plus haut dans l’estime. Alors, je me suis dit qu’en ce Vendredi treize, on pourrait peut-être changer la face du monde pendant un instant ? Se délecter de la peur, l’incompréhension, la souffrance d’un être vivant appartenant à la caste des beaux gosses mâles. Jeune et jolie, je me dois de devenir comme la rose pour graver mon nom dans l’histoire, la célébrité due à vos minables aprioris ne me suffit plus : j’en veux plus, toujours plus !
Excuse-moi mon chou, il fallait bien que je le fasse un jour ou l’autre, soit heureux d’être ma première victime, c’est pas donné à tout le monde un tel privilège. Tu deviendras la première pierre ajoutée à mon édifice !
Croisant son regard soudainement changé, je lis la folie meurtrière dans ses yeux et me débats comme un Diable, mais la beauté fatale, transformée en sauvageonne meurtrière, saisit une fine lame qu’elle avait caché dans son soutien-gorge et se confectionne un masque avec la peau de mon visage. Satisfaite de son ouvrage, elle le revêt et se passionne d’anatomie en m’ouvrant l’abdomen, ne m’épargnant pas ses détails scientifiques afin de me prouver qu’elle est surdouée et non cruche comme elle s’amuse à se faire passer. Elle me tranche ensuite la carotide, déposant un long baiser sur mes lèvres, m’accordant un dernier roulage de patin avant que je sombre dans les profondeurs ténébreuses de la mort. Elle s’enfuit ensuite par ma fenêtre, me laissant succomber seul, dans la détresse et le chagrin le plus effroyable que seule une victime d’actes de barbarie peut ressentir.
C’est alors que je comprends, mais trop tard cependant, que le Vendredi treize n’est qu’un jour maudit où les assassins sont de sortie.
"Ce texte a été déposé et est protégé en vertu de l'article L. 111-2 du Code de la propriété intellectuelle, loi du 1er juillet 1992."
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Ecrivain Romaric Aubertin. 21 likes · 1 talking about this. Jeune écrivain varois de 19 ans en Terminale ST2S. Je prépare mon entrée en IFSI. Je suis passionné par l'écriture et me lance en m...
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