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La Cougar du Campus

par Romaric AUBERTIN

publié dans Romaric AUBERTIN , Nouvelle , Thème hebdomadaire

La nouvelle ( bien qu'en retard ! ) de Romaric Aubertin sur le Thème de la Semaine précédente: "Une Cougar Lycéenne". Bonne lecture de cette oeuvre caricaturale pour le moins hilarante tout en étant provocante !



Bottes montantes en cuir, bas résilles, mini-short en jean ras la moule, ventre à l’air, nombre percé, un tatouage au-dessus des fesses intitulé « Sex fever forever », un haut s’apparentant à un soutien-gorge bandeau, les ongles soigneusement manucurés, pas un gramme de cellulite, pas un ingrat bourrelet, des lunettes de star cachant ses yeux, un sourire d’un blanc éclatant, de magnifique cheveux longs bouclés noir de geais, un sac moderne pour emporter ses cours, la cougar venait de débarquer au lycée ! Poussant le tourniquet de sécurité, elle jaillit dans la cour pour le plus grand bonheur des mâles de l’établissement, puceaux ou non, qui se retournaient sur elle dès l’instant. La chair n’était pas fraîche, mais qu’importe, cette bombe laisse librement apercevoir ses atouts de choc qui étaient plus capable de combler le plus gros machiste des sportifs de l’établissement que tous ceux, même refaits, des p’tites pétasses puériles dont les boutons purulents ornaient le corps. Levant son majeur en direction des fillettes incapables de rivaliser avec son incroyable beauté, elle roula une pelle à la première grande brute venue, objet de ses désirs, qui lui laissa son zéro-six afin qu’elle le branche pour un coup d’un soir. Fière de sa première conquête, elle narguait les filles plastiques du lycée et s’entourait d’une horde de meufs laides ou moins belles pour les aider à se démarquer en les relookant afin de rivaliser avec ces pétasses qu’elle désirait à tout prix faire descendre de leur piédestal. Se faisant, dès la première journée de cours, prendre dans les toilettes de l’établissement par un trio de rugbymen, elle rentra chez elle couverte de gloire, emplit de succulents jeunes liquides et d’un carnet d’adresse sur son téléphone plein à craquer.

Ouais, tout ça est bien mignon, mais il faudrait revenir à la réalité ma p’tite dame ! En fait, tu n’étais qu’entrain de fantasmer devant la grille du lycée, t’es tombée en syncope et il a fallu te réanimer. Gardant ton sang-froid, t’as pénétré la tête haute au sein de la structure, c’était tout à ton honneur, mais ton talon gauche, usé par les milliers d’heures de marche que tu lui as imposées durant toutes ces années, a cédé sous ton poids : il faut dire que t’en as pris, la jeunesse est perdue, tu flétries ma vieille ! Te cassant la gueule en pleine cours de récré, t’as été la risée des mioches de seconde que t’as fusillé du regard, les taxant de vulgaires puceaux ignares, mais tu t’es ramassée la claque de ta vie par les bonnasses du coin qui se sont approchées de toi et t’ont agressée verbalement par peur de perdre l’estime des tocards qui flashaient sur toi voyant le coup facile ( et le seul possible ) qu’il leur serait permis d’obtenir. T’engueulant avec ces harpies, vous en êtes venues aux mains et elles t’ont déchiré tes vêtements, laissant ton ventre flétri retomber, tes seins fanés pendre comme des outres à moitié remplies, quelle pitoyable vision tu offrais à ces jeunes hébétés.
Le surveillant général est venu dans la cour, t’as sommé de te vêtir à l’aide d’une vieille tenue de travail qu’ils stockaient en cas de besoin, ce qui n’arrangea pas ta réputation. Ta première journée avait engendré un paquet de sobriquets qui t’obligèrent à te faire porter pâle deux semaines après arrivée, ton BAC tu as laissé tomber, de jeunes seuls des nigauds tu t’es payé ( en devant les monnayer ! ), la plus grande raclée tu as encaissée.
Cela t’apprendra peut-être à te mettre du plomb dans la tête, c’est des gens de ton âge que tu dois séduire, il y a un temps pour tout et des plaisirs adaptés à chaque tranche de la population, quelque chose me dire que cougar tu as regretté, mais trop tard hélas pour t’éviter d’avoir été ridiculisée, diffusée sur tous les réseaux sociaux, y compris dans les médias internationaux.

Le Buzz tu as fait, à jamais tu resteras gravée dans les annales de nos sociétés.




"Ce texte a été déposé et est protégé en vertu de l'article L. 111-2 du Code de la propriété intellectuelle, loi du 1er juillet 1992."

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