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Professeur Fol Dingo

par Dr Voggle

publié dans Dr Voggle , Nouvelle

Découvrez Professeur Fol Dingo, une histoire qu'on vous recommande de lire aux WC afin de pleinement l'apprécier !

Créateur: Dr Voggle
Correcteur: Romaric AUBERTIN

 

Professeur Fol Dingo


Je suis un savant fou, un savant complètement fou, je pratique des expériences délirantes, sans qu’il n’y ait personne derrière moi pour me dire : « Ne fais pas ça petit con ! ». Mon meilleur ami est un chioule qui sort tout droit d’une expérience ratée entre un chien et une poule. Vu que je ne comprenais pas ce qu’il racontait, je lui ai greffé des cordes vocale humaines prises sur un S.D.F qui squattait mes Locaux. Donc, si un jour vous croisez un S.D.F faisant des bruits bizarres, ne faites pas attention, c’est mon S .D.F ! L’expérience d’aujourd’hui est d’essayer de rapetisser, de devenir aussi petit qu’une molécule. Selon des études théorique que j’ai moi-même élaborées, je dois pouvoir atteindre mon but sans problème. Je bricolais donc la machine avec tout ce que trouvais sous la main, c'est-à-dire tout et n’importe quoi : des chaussettes, du papier hygiénique, une brosse à dent, un bidon de lessive, un téléviseur et bien d’autres choses… Une fois la machine réalisée, il ne me manquait plus qu’à l’essayer ! Pour être sûr que mon invention marche bien, je décidais de la tester, et pris à nouveau ce qui me tomba sous la main : une pomme à moitié pourrie remplie de vers !

Je la plaçai en face de l’engin puis appuya sur le bouton. La machine se mis a trembler, et dans un bruit de cocotte-minute, un rayon vert en sortit et atteignit sur cette malheureuse pomme qui disparue sous nos yeux ! Mon chioule et moi, dans une explosion de joie, contents du résultat, décidâmes que cette essai fut une réussite ! même si personne n’a pris le temps de vérifier que la pomme fût bien rétrécie et non partie en fumée… Je me plaçais à l’endroit ou fût mise la pomme auparavant et ordonna à mon chioule d’appuyer sur le bouton ( avec sa patte, bien entendu ! car je ne lui ai pas greffé des mains humaines ), et comme tout à l’heure, la machine se mis à trembler. Et comme tout à l’heure, le bruit de cocotte-minute, puis comme tout à l’heure, le rayon vert, et pouf je disparu. A ce moment-là, ma gourde d’assistante arriva, en retard comme à sa bonne habitude, car elle regardait son émission préférée « Les Feux de la Mort ». Donc, que disais-je ? Ah oui ! A ce moment-là, ma gourde d’assistante arriva en ouvrant grand la porte qui fit courant d’air.

Je m’envolai, poussé par le vent, et passai par la bouche d’aération, sortis du bâtiment, et pris la route du vent. Le voyage risquait d’être long ! Heureusement pour moi, j’eus le temps de prendre la pomme qui avait été rapetissée tout comme moi et la dégustai. Cette succulente pomme ne me cala pas l’estomac, malgré les protéines qu’elle pouvait contenir… Par un courant d’air froid, je redescendis sur une fabrique d’aspirine en passant par une fenêtre qui était ouverte, et atterri sur la machine de fabrication. Secoué, mélangé, réchauffé, puis prisonnier d’une aspirine, ( je ne sais pas si c’est à cause de la machine ou à cause de la pomme ) mon estomac fit entendre son mécontentement en me renvoyant ce que j’avais mangé, c'est-à-dire la pomme et ses petits occupants ! Bon, passons ces détails. Dans ma prison d’aspirine, je me concentrais pour savoir comment j’allais bien me sortir de là. D’un coup, je me sentis secoué dans tous les sens et vis le décor se dissoudre ! Je me retrouvai dans un verre d’eau. Je me sentais comme en balnéothérapie, j’étais à l’aise, détendu, apaisé, jusqu’à ce que je réalise que j’étais dans un verre et que j’allais être ingurgité par quelqu’un qui doit certainement avoir mal au crâne. Je levais la tête et vis cette grande bouche énorme se rapprocher du verre qui se penchait. Je me sentais comme un petite bête sans défense qui allait se faire dévorer tout cru par le méchant monstre ( d’accord, pas terrible comme comparaison ! ). Bon, me voici dans la cavité buccal de ce pauvre individu et allait connaitre sa beauté intérieur. Je fis une chute libre interminable avant de tomber dans l’estomac, qui n’est rien d’autre qu’un gros bac d’acide. Je décidais donc de vite construire la machine pour retrouver ma taille d’origine. A peine le temps de d’émettre la théorie que je me retrouvais dans le gros intestin, pas le temps de vérifier mon équation ! Je construisais la machine avec tout ce que je trouvais sous la main parmi les défections, je ne vous donnerais pas de détails, je vous laisse le plaisir d’imaginer ! Ma machine est prête, il ne me reste plus qu’à me placer devant et appuyer sur le bouton. Au moment d’appuyer sur le bouton, je tombais dans un trou rempli d’eau, des toilettes sûrement. Maintenant, je flotte sur l’excrément tel un naufragé perdu au milieu des flots. Je me dépêchais de réappuyer sur le bouton avant que la personne tire la chasse d’eau, et dans un bruit de boue et de vase, j’apparus devant un homme d’une trentaine d’année qui me regardait la bouche ouverte, un filet de bave au coin de celle-ci, son regard ahurit me fixa. Avec un grand sourire, je lui dis bonjour.

Un moment de silence, puis il me hurla : « Non mais ! Vous sortez d’où, vous ? Vous faites quoi dans mes toilettes ?? »

Je lui expliquais l’expérience, le courant d’air, l’usine d’aspirine… l’homme, dans des bruits entre le gargarisme et le cri de l’otarie, repartit et alla se coucher. Moi, je sortis discrètement de son appartement et me rendis tranquillement au laboratoire pour faire le bilan de ma folle journée de travail.

"Ce texte a été déposé et est protégé en vertu de l'article L. 111-2 du Code de la propriété intellectuelle, loi du 1er juillet 1992."

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