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Idanxiraële ou le Choc des Cultures 1/4

par Romaric AUBERTIN

publié dans Romaric AUBERTIN , Nouvelle , Philosophie

Image trouvée par Google Images à l'URL suivante: http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/b1/Jean-L%C3%A9on_G%C3%A9r%C3%B4me_-_Diogenes_-_Walters_37131.jpg

Image trouvée par Google Images à l'URL suivante: http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/b1/Jean-L%C3%A9on_G%C3%A9r%C3%B4me_-_Diogenes_-_Walters_37131.jpg

Le texte philosophique de ce mercredi porte sur l'impossibilité à 2 cultures de s'entendre. S'étendant sur au minimum 3 parties, nous vous proposons aujourd'hui de découvrir la première d'entre-elle avant de lire les 2 autres qui parviendront la semaine prochaine... Bonne lecture !
Merci à Enguerrand Barisio de m'avoir donné l'idée en me faisant part du titre de son sujet de Philo ;)



Sur Idanxiraële, une planète fort lointaine, demeuraient deux civilisations différentes : les Aryas et les Mozukens. Les uns étaient évolués et prospéraient dans des métropoles modernes, les autres étaient restés dans un état assez primitif et érigeaient des milliers de petites villes qui vous feraient penser aux cités Incas. La démographie des premiers étant contrôlées de par leur évolution, celle des dernières explosait à cause de leur mode de vie barbare. Perdus en pleine jungle, les Mozukens survivaient grâce à la culture, la pêche, la chasse, tandis que les Aryas avaient confectionné leurs propres fermes et élevages mécanisés, automatisés. Les deux peuples vivaient en autarcie, se querellant tout de même au cas où les frontières de leurs contrées respectives étaient respectives ( il faut savoir que les Mozukens les franchissaient pour piller des convoyeurs de marchandises qui empruntaient les routes nationales ), la plupart de ces conflits se terminaient en bain de sang… Mais malgré cela, aucune guerre ouverte n’était déclarée, la paix subsistait.
Un beau jour, ayant découvert grâce à leurs sondes que le sol des Mozukens était gorgé de ressources, les Aryas envoyèrent des émissaires pour demander les droits d’exploitation aux Mozukens qui ne se servaient guère des ressources souterraines, faute de quoi les exploiter. Aucun de ces pacifiques messagers n’en revint en vie, alors, dans un ultime accès de fureur à l’encontre de ces brutes qui refusaient l’essor et l’expansion des Aryas, le Roi Albaran Ier ordonna à ses troupes d’escorter les ingénieurs et ouvriers qui allaient ériger les premiers mines et puits tout en dressant non loin d’eux une ville destinée à servir de plateforme d’envoi de ressources brutes, les usines de transformation de ces dernières étant, par sécurité, installées en territoire sécurisé.
Les colons qui débarquèrent en ces terres hostiles érigèrent leurs premières infrastructures à une cinquantaine de kilomètres de la lisière de l’immense jungle s’étendant à perte de vue, exterminant sur leur passage tout opposant.

Les premiers mois durant, la première ville bâtie en-dehors du territoire des Aryas fut prospère, acheminant sans relâche par voies aérienne, maritime et terrestres les abondantes ressources qui transitaient. Les convois étaient cependant toujours escortés par les militaires à cause de la présence menaçante des Mozukens qui programmaient chaque jour un raid sur les Aryas. En représailles, le Roi Albaran Ier décréta que les cités Mozukens, dans un périmètre de dix kilomètres autour des lieux d’extraction, devaient être purgées de leurs habitants. Et voici que ce jour funeste passé, les Aryas trouvèrent enfin la tranquillité à laquelle ils espéraient, tout du moins, c’était sans compter le miraculeux rescapé d’un massacre, le dernier des froussards qui, au lieu de combattre en compagnie de tous ses frères, s’était réfugié dans un fourré attendant que la bataille s’arrête et que les gagnants, quel que soit le clan, firent rentrèrent à leur campement.
Seul témoin de la venue des Aryas en territoires Mozukens, ce dernier n’hésita pas, après avoir constaté consterné que tous ses copains avaient été éradiqués, à rapporter l’information à leur grand souverain, considéré comme un demi-dieu par tous : j’ai nommé le grand Kakataton ! Ayant demandé audience, il se prosterna devant sa majesté et rapporta les faits dans leur moindre détail. Considéré comme un héros, revêtu pour l’occasion d’un grand habit guerrier de parade, il fut porté sur un siège par six hommes jusqu’à un autel, couronné sur le passage de fruits et embrassant régulièrement sur les lèvres toutes les jeunes femmes dans la foule en liesse : tel était la faveur acquise octroyée à un héros, le sex-appeal de ces-derniers étant au plus haut ! Ce qu’il ne savait pas, c’est à cause du présumé courage et de la grandeur de ses qualités de combattant qui lui furent décernés ( en plus d’être couard, monsieur était vantard ! ), lors de l’arrêt de son cortège devant l’autel ( qui ressemblaient à s’y méprendre aux lits en pierre sur lesquels les riches Romains s’installaient pour manger ) ne se doutait pas de la malchance qu’était la sienne. Agrippé par les mains de jeunes filles tout de blanc vêtu dont il se délectait, dénudé sur ordre du grand-prêtre par celles-ci, s’attendant à je ne sais quel rituel d’ordre, espérait-il, sexuel, il s’allongea sans qu’on l’y força sur l’hôtel : bien mal lui en prit ! D’un geste rapide mais habile, le grand-prêtre de la Capitale ouvrit l’abdomen de l’infortuné glorieux messager et demanda à ses assistances de se repaître des viscères encore tout chaud du sacrifié, sans bien entendu toucher à ceux pouvant être potentiellement mortels si non cuisinés. L’homme hurlait sous les coups de dents des magnifiques créatures qui s’étaient alors transformées en de viles carnassières assoiffées de sang, se repaissant de son corps jusqu’à son dernier souffle.
Une fois leur besogne terminée, leurs vêtements rougis par la tâche accomplie, un maquillage de sang sur le visage, elles firent une ronde autour de l’autel, se placèrent face au public en joignant les mains, et brandirent les bras en l’air avant de descendre à toute allure les marches et de se jeter dans le vide afin que par leur mort pleuvent sur l’audience les vertus qu’elles avaient ingérées. Et c’est après cette coutume barbare des plus primitives que se préparèrent au combat hommes et femmes, poussant les clameurs les plus brutales qu’il soit afin d’être brave pour la bataille qui les attend. Des coursiers partirent dans toutes les directions pour prévenir le moindre village d’un grand affrontement contre les Aryas, stoppant net les querelles internes pour faire front à un ennemi commun.




"Ce texte a été déposé et est protégé en vertu de l'article L. 111-2 du Code de la propriété intellectuelle, loi du 1er juillet 1992."

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