Overblog Tous les blogs Top blogs Musique & Divertissements Tous les blogs Musique & Divertissements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

L'Odyssée de l'Avenger - Episode 11

par Romaric AUBERTIN

publié dans romaric aubertin , l'odyssee de l'avenger , oda

L'Odyssée de l'Avenger - Episode 11
L'Odyssée de l'Avenger - Episode 11

Onzième épisode d'ODA. Un peu de repos après l'âpreté des derniers combats. L'équipage remène son bout de chemin, tranquillement, mais partagé entre chagrin suite à la perte d'êtres chers, et rancoeur envers le Capitaine. Kurt dévoilera aussi quelques informations sur son ami Jack.

 

Episode 11

10 Novembre 2075
Luna XBZ-001
1 H 45 ( heure terrestre américaine )
19 H 45 ( heure lunaire )


Nous voyageons dans l’espace depuis déjà une journée. A bord de l’Avenger, tout le monde a retrouvé son calme après la grande fête d’hier soir. Tout se passe pour le mieux, malgré le chagrin qui emplit le cœur de certains suite à la perte d’êtres chers… Que voulez-vous, vivre, c’est souffrir ! Nous avons eu la chance de nous tirer de ce merdier, d’avoir emporté avec nous de quoi nous protéger en cas de crise, et peut-être de décontaminer tous les infectés, tout a un coût ! Une soixantaine de pertes humaines n’est qu’une goutte d’eau parmi le nombre incalculable de vies qui pourraient être sauvées si une nouvelle vague de contamination surgit. Le Capitaine est redevenu amical avec moi, il me partage à nouveau ses pensées, me fait part de son plan de vol, me demande conseil sur les décisions que nous devrions prendre, il agit à nouveau comme avant. De toute façon, il nous l’a bien expliqué : il ne pouvait faire autrement, qui sait comment nous aurions réagi si on nous avait expliqué toute la vérité, rien que la vérité ? Aurions-nous eu le courage de courir un si grand risque pour sauver nos congénères ? La question ne se pose même pas, connaissant la nature humaine, je pense que chacun de nous, moi-même compris, aurait refusé, ne désirant que sauver sa petite existence, aussi misérable soit-elle ! On ne peut lui reprocher d’avoir ainsi agit, on devrait même le traiter en héros, il le mérite amplement ! Cependant, l’homme est capable de rancœur envers ses pairs. Comme on nous a obligés à mener cette opération à bien, évidemment, le Capitaine est victime de nos reproches : personne ne le considérera en héros, pire, quelques-uns voudraient même le juger ou l’exécuter ! Voilà où la rancœur peut mener, elle mène à la haine, aux actes irréfléchis, à faire d’un homme un souffre-douleur, pourquoi ? Tout simplement car il nous faut une victime, quelqu’un qui serve à décharger notre souffrance, un accusé, un coupable, on a besoin de faire porter le chapeau à une personne, quelle qu’elle soit, et malheureusement pour le Capitaine, il est cette personne. C’est lui qui nous a dirigés, c’est lui qui était chargé de cette mission, c’est donc le parfait coupable. Nous ? Nous n’aurions été coupables que face à nos compatriotes, car si nous n’avions pas ramené ces documents, nous pourrions fortement condamner l’humanité, notre nation, nos dirigeants, nos confrères, nos familles… Mais ça, personne n’y a réfléchi, tout le monde s’en fout ! Ce que l’homme peut être bête !

Cette après-midi, j’étais avec Jack. Nous reparlions de cette périlleuse mission, puis nous discutions à propos de notre passé. J’en appris un peu plus sur lui, et compatis à sa douleur. Jack avait une petite famille : une femme charmante et deux enfants. Lors de la guerre, il perdit un de ses enfants dans un bombardement aérien. Ce fût très dur à assumer, mais le malheur frappa à nouveau. Lors de l’invasion de zombies, cette fois, c’est sa femme qui disparue, faisant à son tour partie de la horde d’infectés qui déboulaient sur les civils. Jack souffrait horriblement, et ne souhaitait pas qu’elle se salisse les mains, même si elle n’était plus elle-même. Il lui explosa la cervelle et partit se réfugier avec son dernier enfant dans un camp militaire. Cependant, il fût envoyé sur une base située en Afrique du Nord, un poste qui dût se rapatrier dans les vaisseaux spatiaux partant pour Mars. Son enfant a été mordu sur le trajet, il refusait de l’abattre, alors, un des gradés sortit son pistolet lui logea une balle dans le crâne. C’était fini, il n’avait plus de famille proche, il était seul… Il ne se sentait plus le courage de se battre, jusqu’à ce qu’il me rencontre. Il se bat désormais pour notre survie, et pour que la vie des rescapés soit meilleure, qu’elle soit protégée, et qu’elle puisse donner quelque chose. La sienne ? Elle avait été brisée, alors, il vivait seulement pour nous sans se soucier de lui. Je vénère cet homme qui émerge de son malheur en étant un homme d’honneur, entre le Capitaine et lui, nous avons deux héros à notre bord ! Je suis fier d’être à leur côté !

"Ce texte a été déposé et est protégé en vertu de l'article L. 111-2 du Code de la propriété intellectuelle, loi du 1er juillet 1992."

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article