Overblog Tous les blogs Top blogs Musique & Divertissements Tous les blogs Musique & Divertissements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

L'Orbe de Kjïnn - Chapitre Troisième - Shukee, le barbare - Partie 2

par Romaric AUBERTIN

publié dans romaric aubertin , lok , L'Orbe de Kjïnn

L'Orbe de Kjïnn - Chapitre Troisième - Shukee, le barbare - Partie 2

2ème Partie du Troisième Chapitre de L'Orbe de Kjïnn. Voilà nos deux compères arrivant au village des barbares, combien de temps survivront-ils là-bas ? Seront-ils mangés par ces cruels sauvages sanguinaires ?



« Village en vue.
-Tu y vas, tu tues le chef, je reste là pour me reposer et tu me réveilles quand tu as fini.
-Tu m’accompagnes, tu avais soif d’aventure me semble-t-il ?
-Oui, mais ça, c’était avant ! Frank, je dois te détester.
-Pas de bêtises et un peu de sérieux, majesté ! Si leur village est ici, il doit y avoir des gardes dans les parages. Bien. Ouvrons l’œil, et le bon ! Parle plus doucement et évite de piailler. Tu pourrais également laisser ton âne par ici, il va nous gêner, il fait trop de bruit en marchant, et si jamais il se mettait à braire, nous serions découverts.
-Tu veux dire que je devrais me déplacer à pieds ? Tu m’as bien regardé ? Observes-moi attentivement, je suis un chef. Je suis un roi. Je me dois d’avoir un fier destrier pour partir au combat.
-Et avec quelle arme mon noble souverain a décidé de se battre ? Je n’en vois aucune, et crois-moi, eux, les barbares, ils ont de puissantes haches. Elles ne sont pas en bois, contrairement à ton épée !
-Alors, tu n’auras qu’à me tailler une lance.
-J’étais conseiller, je suis combattant, mais je ne suis pas artisan. Tu en veux une ? Tu te la fabriques toi-même ou tu l’achètes.
-Tu laisserais ton maître partir en guerre sans arme ?

-Tais-toi, attends-moi là, je crois que j’ai trouvé ce qu’il te faut. »

Frank avait repéré une sentinelle portant une lance. Il s’approcha discrètement de lui par derrière, à pas de loup, puis, arrivé à bonne distance, il se rua sur lui et l’égorgea. Le garde succomba sans mot dire. Il récupéra l’arme de sa victime et la rapporta à Tanguy.

« Tu penses être capable de t’en servir ?
-Bien sûr, tu me prends pour qui ? Mais… C’est lourd ! Comment vais-je faire ? Tu vas devoir me la tenir pendant que je chargerai l’ennemi !
-Pas fou non ? Puis, ce n’est pas ma faute. C’est tes petits bras obèses qui ne sont pas musclés, rien que de la graisse, pas de muscle. »


Tanguy, vexé, essaya de maintenir sa lance fièrement pointée horizontalement. Malheureusement, il n’avait pas compris que la partie pointue se pointait en avant et non en arrière. Frank ne lui fit même pas remarquer, il en avait marre de se prendre la tête avec une personne entêtée et stupide. Avançant prudemment, Frank élimina les sentinelles puis s’introduisit dans le village avec Tanguy. Le silence pesait sur le bidonville des barbares, les feux de camp avaient été éteints il y a peu car ils fumaient encore. Cela sentait la saleté, la viande grillée, l’urine, les déjections animales, la maladie, la mort… Frank jeta un coup d’œil à des formes posées sur de grands tissus. En s’approchant de plus près, il se rendit compte avec horreur que c’était des cadavres de divers âges prêts à être enroulés dans leur linceul. Il se demandait ce que cela signifiait, sans doute était-ce des victimes de la sauvagerie de cet infâme peuple de barbares. Puis, il entendit une série de pets. Il se retourna et vit Tanguy se dandiner joyeusement en pétant à tout va.

« Mais tu te crois où toi ? Nous sommes en plein village ennemi, et toi, tu fais du bordel !
-Je dois évacuer ce qui est coincé dans mes intestins, j’ai besoin de péter, alors, je le fais !
-Retiens-toi, tu fais de plus en plus de bruit ! Arrête, tu vas réveiller tout le monde ! J’aimerai tuer leur chef sans trop de souci, par pitié, contiens-toi ! »


Le bruit et l’odeur étrangère finirent par réveiller les barbares endormis. Sortant de leur hutte en braillant, hache à la main, ils attaquèrent immédiatement les deux aventuriers. Tanguy chargea les barbares avec sa lance et en assomma quelques-uns. Frank, de son côté, se défendait à coup de katana en utilisant ses facultés spéciales. Plus ils en mettaient hors de combat, plus il en venait. Frank esquivait les coups de ses attaquants, ripostait, attaquait, bondissait, courait, décapitait ses ennemis, déchainait la colère du vent sur ses assaillants tandis que Tanguy survivait par miracle. Il fut désarçonné par un barbare qui choppa sa lance et le propulsa hors de son âne. Au sol, il s’empara de ton hochet et tapa chaque membre de barbare, ayant une préférence pour la partie la plus douloureuse de leur anatomie. Grace à sa petite taille, il arrivait à se faufiler entre les jambes de ses adversaires, une telle confusion que par moments des barbares s’entretuaient involontairement en essayant d’écraser ce nabot comme un insecte. Attirée par tout ce remue-ménage, une imposante barbare se rapprocha du lieu des hostilités. A sa vue, le combat cessa instantanément. Elle hurla, d’une voix rauque.

« Qui ose troubler la quiétude de notre village ?
-Frank ! C’est la grosse nounou folle et méchante ! Au secours ! Elle va encore jouer au prisonnier avec moi !
-Mais c’est ma voleuse de quatre mille écus ! Sans compter l’assassin d’une employée qui n’avait rien demandé !
-Tiens, mais ce sont les p’tits rigolos de richards d’la ville ! Les p’tits citadins ! L’merdeux qui met des couches et son papa le beau gosse ! J’vais m’faire un plaisir d’vous serrer votre coup jusqu’à ce que j’vous vois plus bouger ! Ce que j’aurai du faire à l’époque, j’suis sûr qu’vous v’nez ici rien qu’pour vous venger !
-Oui et non, mais puisque vous êtes là, autant faire d’une pierre deux coups ! Approchez, si vous êtes une femme !
-Non, je veux donner une bonne leçon à cette mégère ! Laisse-moi la tuer, Frank. Tu me dois bien ça ! Elle m’a séquestré cette pauvre folle, je vais la faire souffrir, la tuer à petit feu ! Elle va endurer pire torture que ce qu’elle m’a fait subir, elle m’a humilié, elle s’est moquée de moi, elle mérite le pire des châtiments qu’on pouvait lui réservé à Alkézab !
-Ah ! ah ! ah ! T’es un p’tit comique toi ! La larve veut m’faire souffrir alors qu’c’étions qu’un pauvre morveux mal éduqué par son bellâtre de père !
-Pour la dernière fois, ce n’est pas mon père ! C’est mon stupide conseiller qui ne fait que de me traiter comme un gosse ! Alors que je suis un roi, moi, je suis un chef, moi, je suis une terreur, moi !
-Même mon nourrisson l’est plus terrifiant qu’toi !
-En même temps, telle mère, tel enfant…
-De quoi qu’tu te permets d’causer l’beau gosse ? Attends qu’je règle son compte au p’tiot et après j’te f’rai bouffer toutes tes dents ! »


Tanguy était en train de succomber à sa maladie mentale. Sa force augmenta, l’énervement causé par les paroles de la sauvage l’avait mis dans un état second. Il était prêt à réagir. La barbare, aveuglée par la rage, ne se méfia pas et voulu l’écraser d’un seul coup de poing. Bien mal lui en pris, Tanguy lui sauta à la tête et lui assena un coup de hochet. Elle se tint la tête, une bosse venait d’apparaître. Tanguy était retombé sur ses pieds entre les jambes de la mégère.

« Toi, mon p’tit gars, j’vais t’démembrer ! »

Elle tenta de le saisir, mais ce dernier lui enfonça son épée de bois dans la main. Elle hurla, heureusement pour elle, la corne de ses mains la protégea en bonne partie, la blessure ne fut pas très profonde. Elle retira le ridicule jouet en bois et l’envoya valser à l’autre bout du camp. Un barbare se la reçut en pleine poitrine et succomba. Tanguy sautait comme une puce autour de la barbare en la tapant partout où il pouvait. Ne sachant plus quelle stratégie adopter, elle bondit. Tout le monde était impressionné de la voir effectuer un saut d’une dizaine de mètres avant de violement retomber sur le sol, produisant une onde de choc qui projeta à terre toute personne située dans un rayon de cinquante mètres autour d’elle, détruisant au passage de nombreuses huttes. Tanguy, au sol, un peu sonné, se sentit saisir et soulever par la mégère qui le fracassa de nombreuses fois sur le sol. Il couina, tenta de se débattre, mais n’arrivait pas à s’extirper de son étreinte. Il tenta de fouiller dans son sac, et se rendit compte qu’il l’avait perdu. Il le chercha du regard entre deux chocs. Il finit par le retrouver. La barbare ayant eu son comptant de fracas l’envoya valsé. Grace à sa chute, il fut rapproché de son sac. Crachant du sang, et voyant la sauvage foncer sur lui à toute allure pour lui asséner un coup fatal, il palpa un objet à l’intérieur du sac d’une forme cylindrique. Une bombe pensait-il. Il l’envoya à la face de la barbare. Frank contempla la scène en s’arrachant les cheveux, Tanguy s’était trompé, ce n’était pas une bombe, mais le flacon de parfum qu’il avait acheté aux commerçants roublards. La mégère reçut le flacon en pleine face, il se brisa sur elle, la blessant de nombreux éclats de verre et la stoppant net. Elle fut arrêtée en plein action, elle était devenue pâle, une expression de terreur et de dégoût figée sur le visage. Puis, elle tomba sur le sol, face contre terre. Frank se demanda ce qui était arrivé, il ne comprit rien.


 

"Ce texte a été déposé et est protégé en vertu de l'article L. 111-2 du Code de la propriété intellectuelle, loi du 1er juillet 1992."

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article